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    <title><![CDATA[Formationsantédroit (Jurisprudences)]]></title>
    <link>http://www.formationsantedroit.org/categorie-10943072.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Jurisprudences&quot; du blog &quot;Formationsantédroit&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:56:03 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 10:56:03 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.formationsantedroit.org</copyright>            <category>Jurisprudences</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Peut-on exposer des cadavres ?]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-peut-on-exposer-des-cadavres-58857655.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L’exposition «&nbsp;Our body à corps ouvert&nbsp;» présentant des cadavres humains plastinés, ouverts ou disséqués,
    soupçonnés d’être ceux de condamnés chinois, avait fait l’objet d’une polémique lors de son passage à Paris en 2009. Elle avait été interdite par une décision prise par un juge des référés
    confirmée par la Cour d’Appel de Paris. Les organisateurs s’étaient pourvus en cassation. La Cour de Cassation vient de confirmer l’interdiction de l’exposition de cadavres à des fins
    commerciales. Elle l’a jugée contraire à l’article 16-1 du code civil selon lequel les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence. Le Conseil consultatif
    national d’éthique rendait un avis public le même jour. Il rappelait que le fait de consentir à donner son corps à la science après son décès «&nbsp;<em>ne saurait être confondu avec un
    cautionnement de sa mise en scène post-mortem à des fins commerciales&nbsp;</em>».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>Cass. 1re civ., 16&nbsp;sept. 2010, n°&nbsp;09-67.456</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>Avis CCNE n°&nbsp;111, 7&nbsp;janv. 2010, rendu public le 16&nbsp;sept.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Oct 2010 21:38:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f60d18fad796452fdba252da82f0b916</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-peut-on-exposer-des-cadavres-58857655-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hospitalisation d'office : le certificat médical initial peut émaner de tout médecin autre qu'un psychiatre de l'établissement d'accueil]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-hospitalisation-d-office-le-certificat-medical-initial-peut-emaner-de-tout-medecin-autre-qu-un-psychiatre-de-l-etablissement-d-acueil-52357471.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="Balance.jpg" height="201" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x201/1/18/02/12/Balance.jpg">&nbsp;&nbsp; &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 16.0pt; font-family: Arial;">Aux</span></strong> <strong><span style=
    "font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 16.0pt; font-family: Arial;">termes de l'article L. 3213-1 du code de la santé publique,</span></strong> <em><span style=
    "font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 16.0pt; font-family: Arial;">«&nbsp;les représentants de l'Etat prononcent par arrêté, au vu d'un certificat médical circonstancié, l'hospitalisation
    d'office des personnes dont les troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l'ordre public.&nbsp;Le certificat médical
    circonstancié ne peut émaner d'un psychiatre exerçant dans l'établissement accueillant le malade&nbsp;».</span></em>
  </p><!--StartFragment-->
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 16.0pt; font-family: Arial;"><span style="font-weight: normal;">Dans un arrêt très récent (CE 09/06/2010 N°321506), le Conseil d’Etat a
    considéré que si, en effet, au regard de la loi,&nbsp;le certificat médical circonstancié ne pouvait émaner d’un psychiatre exerçant dans l’établissement d’accueil, il pouvait en revanche
    parfaitement être établi par un médecin non psychiatre de cet établissement ou par un médecin extérieur à l’établissement, qu’il soit ou non psychiatre.</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 16.0pt; font-family: Arial;">BREFS RAPPELS DES DIFFERENTS MODES D’HOSPITALISATION EN PSYCHIATRIE</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 16.0pt; font-family: Arial;"><span style="text-decoration: underline;">Hospitalisation libre</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;">C'est la situation de tout patient, <strong>hospitalisé avec son consentement, son
    accord.&nbsp;<span style="font-weight: normal;">Dans ce cas, la personne dispose des <strong>mêmes droits en matière de liberté individuelle que ceux reconnus aux malades hospitalisés</strong>
    pour une autre cause. Cette personne peut, à tout moment<strong>, décider de sa sortie contre l'avis du médecin.</strong> Elle devra, dans ce cas, <strong>signer une décharge</strong> de
    responsabilité auprès du bureau des admissions. Si elle refuse d'accomplir cette formalité, il en sera pris acte par écrit par deux agents hospitaliers soignants ou
    administratifs.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "text-decoration: none;"><strong>Hospitalisation sur demande d'un tiers</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;">Elle constitue un des deux modes d'hospitalisation sans consentement. On parle aussi,
    dans ce cas, d'hospitalisation sous contrainte. Il s'agit d'une <strong><em>hospitalisation par la volonté de la famille ou de l'entourage d'une personne</em></strong><em>.</em> Les troubles
    mentaux constatés médicalement doivent rendre impossible le consentement de la personne à être hospitalisée et <strong>son état de santé impose des soins immédiats</strong> assortis d'une
    <strong>surveillance constante en milieu hospitalier</strong>.&nbsp;La loi exige la <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">production de trois documents :</span> <em>u</em><em>ne demande
    manuscrite par le tiers qui sollicite l'hospitalisation</em>, et <em>d</em><em>eux certificats médicaux</em> datant de moins de 15 jours concordants et circonstanciés dont un au moins doit émaner
    d'un médecin extérieur à l'établissement. En cas d'urgence, un seul certificat suffit.&nbsp;La décision d'admettre une personne en hospitalisation sur la demande d'un tiers incombe au
    <strong><em>Directeur de l'établissement</em></strong> qui veille au bon accomplissement des formalités légales en examinant notamment les trois documents précités.&nbsp;<em>La décision
    prononçant l'hospitalisation sur la demande d'un tiers empêche cette personne de pouvoir quitter, de sa propre volonté, l'établissement.&nbsp;<span style=
    "font-style: normal; font-weight: normal;">Pour autant, le <strong>patient continue de disposer de droits fondamentaux</strong>.&nbsp;Les restrictions à l'exercice des libertés individuelles sont
    limitées à celles nécessitées par son état de santé.</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;">&nbsp;</span>
  </p>
  <h2 style="margin-left: 0cm; text-indent: 0cm; mso-list: none; tab-stops: 35.4pt;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="text-decoration: none;">Hospitalisation d'office</span></span></span>
  </h2>
  <h2 style="margin-left: 0cm; text-indent: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-family: Arial;"><span style="mso-spacerun: yes;"><span style="font-weight: normal;">L'hospitalisation
    d'office <span style="mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">s'applique aux</span> <strong><span style="mso-bidi-font-style: italic;">personnes</span></strong>
    <strong><span style="mso-bidi-font-style: italic;">dont les troubles mentaux compromettent gravement l'ordre public ou la sûreté des personnes.</span></strong> <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">Elle appartient au</span> <strong><span style="mso-bidi-font-style: italic;">Préfet</span></strong> <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">ou en cas de péril imminent au</span> <strong><span style="mso-bidi-font-style: italic;">Maire de la Commune concernée.</span></strong>
    <span style="mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">Le maire prend un arrêté motivé au vu d'un</span> <strong><span style="mso-bidi-font-style: italic;">avis médical
    circonstancié</span></strong> <span style="mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">qui a pour effet de prononcer pour une durée limitée à 48 heures une hospitalisation
    d'office.</span> Au cours des <span style="mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">24 premières heures, le Directeur de l'établissement doit transmettre au Préfet</span> le
    certificat médical initial, l'arrêté du maire, le certificat médical établi lors de l'admission. Le <strong>Préfet</strong> décide ou non de la poursuite de l'hospitalisation d'office en
    <span style="mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">prenant un arrêté de confirmation ou de fin d'hospitalisation d'office. Les conséquences</span> sont identiques à celles
    résultant d'une hospitalisation sur demande d'un tiers. <em>Tous les arrêtés préfectoraux doivent être notifiés à la personne hospitalisée.</em></span></span></span>
  </h2>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 16.0pt; font-family: Arial;">&nbsp;</span></strong>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Wed, 16 Jun 2010 12:08:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7284d433bee8e5eee596818f53d88ca4</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-hospitalisation-d-office-le-certificat-medical-initial-peut-emaner-de-tout-medecin-autre-qu-un-psychiatre-de-l-etablissement-d-acueil-52357471-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La Cour de Cassation et les prescriptions médicales de transport]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-la-cour-de-cassation-et-les-prescriptions-medicales-de-transport-46044975.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br>
    <br></span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10px;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Mme X…se rend en taxi de son domicile à la polyclinique à laquelle l’adresse le Dr Y. qui précise dans un certificat les raisons qui l’ont conduit à
    adresser sa patiente à cet établissement. Mme x se conforme donc à la prescription médicale. Mais la CPAM, tout en reconnaissant que le transport était médicalement justifié, refuse la prise en
    charge des frais de transport. Mme X…saisit le TASS d’un recours. Le tribunal condamne la caisse au remboursement laquelle se pourvoit en cassation. La Cour de Cassation casse et annule le
    jugement du tribunal. En effet,</span></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">les frais de transport d'un assuré qui se trouve dans
    l'obligation de se déplacer pour recevoir des soins ou subir des examens appropriés à son état sont pris en charge dans les cas limitativement énumérés par la loi.</span></span></strong>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Or, en l'espèce, en condamnant la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Haute Corse à prendre en charge
    les frais de taxis exposés par Mme X..., sans avoir constaté qu'il s'agissait de l'un des transports visés par ces textes, le tribunal a privé sa décision de base légale au regard des articles L.
    321-1, R. 322-10, 1° et R. 322-11 du code de la sécurité sociale dans leur rédaction alors applicable</span></span> <em><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">(Cour de Cass. Ch. Civ 2. du 24 septembre 2009).</span></span></em></span></span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10px;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Une CPAM refuse la prise en charge des frais de transport de Mr X, exposés pour se rendre de son domicile chez un
    orthoprothésiste, à une distance de plus de 150 kms, à six reprises, pendant deux ans. Mr X fait appel de la décision. La CPAM est condamnée par le TASS à rembourser les frais de transport. Elle
    se pourvoit en cassation</span></span><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">. La Cour rappelle alors que le fait pour un patient d’être
    en ALD ne le dispense pas de formuler une demande d’entente préalable dès lors que le trajet est supérieur à 150 kms, et dès lors que le médecin prescripteur n’a pas apposé la mention
    d’urgence.</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Qu’à défaut de cette mention et de l’accord de la caisse, les frais de
    transport n’ont pas à être pris en charge par la CPAM. Dans cette affaire, les juges de premières instances avait condamné la caisse au motif que la notice envoyée à l’assuré n’était pas
    suffisamment renseignée si bien que l’assuré pouvait légitimement penser qu’aucune demande d’entente préalable n’était à formuler. Or, la Cour de Cassation casse cet arrêt pour défaut de base
    légale. Elle estime que la CPAM pouvait éventuellement être poursuivie pour manquement à son obligation de conseil, pouvant donner lieu à une action en responsabilité, mais non suppléer l’absence
    de conditions d’ouverture de droit</span></span> <em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">(Cour de Cass. Ch. civ. 2 du 19 novembre
    2009).</span></span></em></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10px;"><strong><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Cette même Cour a considéré que n’était pas recevable,</span></span></strong> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">pour justifier de l’urgence du transport, la</span></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">production d’un certificat médical</span></span></strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">,
    pourtant rédigé par le médecin prescripteur le jour même de la prescription médicale de transport, dès lors que cette attestation d’urgence était</span></span> <strong><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">extérieure à la prescription</span></span></strong> <em><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">(Cour de Cass. Ch. civ. 2 du 14 janvier 2010).</span></span></em> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Une position que la Cour avait déjà adoptée (<em>Cour de Cass. Ch. civ. 2 du 25 juin 2009)</em>, alors qu’en pleine canicule de 2003, une patiente
    âgée avait du être rapidement transférée d’un centre hospitalier à un centre de gériatrie distant de plus de 150 km.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10px;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elle a également précisé que</span></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">chaque prise en charge des frais de transport exposés sur une distance excédant 150 kilomètres</span></span></strong> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">était</span></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">subordonnée à</span></span></strong> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">l'accord
    préalable de l'organisme</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">et que la prise en charge des frais de transport dans le
    cadre d'une intervention chirurgicale ne pouvait créer un précédent impliquant une prise en charge automatique des frais de</span></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">transport</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">dans le cadre du suivi
    postopératoire. La Cour d’appel a donc violé les articles du code de la santé publique réglementant la prise en charge des frais de transport en considérant que les transports nécessités par le
    suivi après l'opération à Nancy de Monsieur X... devraient être automatiquement pris en charge sans faire l'objet de demandes d'entente préalable (<em>Cour de Cass. Ch. civ. 2 du 14 janvier
    2010)</em>.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10px;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans un arrêt du 8 janvier 2009 (<em>Cour de Cass. Ch. civ. 2</em>), la Cour casse un jugement du TASS qui avait
    condamné une caisse d’assurance maladie à prendre en charge des frais de transport en ambulance. En l’espèce, une patiente, atteinte d’une ALD, vivant seule, est transportée en ambulance du
    centre hospitalier où elle était hospitalisée au domicile de l’un de ses enfants. La prescription médicale justifiait le déplacement de l’assurée par la</span></span> <em><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">nécessité d’un rapprochement familial souhaitable pour le confort de la patiente et de sa famille, compte tenu de
    l’état de santé de la patiente</span></span></em><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">, laquelle devait d’ailleurs décéder deux mois plus tard.
    Or, la Cour relève que la</span></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">justification de ce transport n’entrait pas dans les cas
    limitativement énumérés par le code de la santé publique.</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10px;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elle réaffirme également la</span></span> <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">nécessité de la demande d’entente préalable pour tout transport de plus de 150 km sans prendre en considération la situation spécifique des
    patients.</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Tel a été le cas dans un arrêt en date du 23 octobre 2008 (<em>Cour de
    Cass. Ch. civ. 2</em>). La Cour casse en effet le jugement du TASS qui avait considéré que les frais de transport d’un patient grabataire devaient être pris en charge, dans la mesure où d’une
    part le centre de soins aurait du faire le nécessaire quant à la demande d’entente préalable, ou tout au moins attirer l’attention du patient sur la procédure, et d’autre part que le transport
    litigieux avait été pratiqué sans volonté de fraude et par nécessité.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Ce qu’il faut donc retenir&nbsp;:</strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10px;"><strong><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">1) T</span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">out transport de plus de 150 kms doit faire l’objet d’une demande d’entente préalable<br>
    <span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-weight: normal; font-size: 10px;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">2) U</span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">ne dispense ne peut se
    concevoir que si le médecin prescripteur atteste de la situation d’urgence sur la prescription médicale<br>
    3) Le transport doit être médicalement justifié et ne peut être pris en charge que dans les cas limitativement énumérés par la loi<br>
    &nbsp;</span></span></strong></span></span></span></strong></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 19:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">742d4ad774d13ee801f50b5e98840aa2</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-la-cour-de-cassation-et-les-prescriptions-medicales-de-transport-46044975-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les aides-soignants habilités à donner les médicaments]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-35646914.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <b><img width="100" src="http://idata.over-blog.com/1/18/02/12/Balance.jpg" height="67" class="GcheTexte">Mr X., aide-soignant, a été suspendu de ses fonctions par le Directeur du CHU de Bordeaux
    en raison, notamment, de son refus de participer à l’aide aux patients pour la prise de médicaments.</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>Mr X. demande l’annulation de cette décision devant le Tribunal Administratif, lequel rejette sa demande. Mr X. fait alors appel de ce jugement. Dans un arrêt du 3 avril 2008, la Cour
    Administrative d’Appel de Bordeaux confirme la décision de première instance. Sur quelles bases légales&nbsp;?</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    * au regard de l’article 28 de la loi n° 83-643 du 13 juillet 1983 : <em>« Tout fonctionnaire (…) est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux
    instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public (…) » ;<br>
    <br></em>* aux termes de l'article R. 4311-3 du code de la santé publique : <em>« Relèvent du rôle propre de l'infirmier ou de l'infirmière les soins liés aux fonctions d'entretien et de
    continuité de la vie et visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution d'autonomie d'une personne ou d'un groupe de personnes. Dans ce cadre, l'infirmier ou
    l'infirmière a compétence pour prendre les initiatives et accomplir les soins qu'il juge nécessaires conformément aux dispositions des articles R. 4311-5 et R. 4311-6. Il identifie les besoins de
    la personne, pose un diagnostic infirmier, formule des objectifs de soins, met en œuvre les actions appropriées et les évalue. Il peut élaborer, avec la participation des membres de l'équipe
    soignante, des protocoles de soins infirmiers relevant de son initiative. Il est chargé de la conception, de l'utilisation et de la gestion du dossier de soins infirmiers. »</em> ;<br>
    <br>
    * aux termes de l'article R. 4311-4 du même code : <em>« Lorsque les actes accomplis et les soins dispensés relevant de son rôle propre sont dispensés dans un établissement (…) à caractère
    sanitaire, social ou médicosocial, l'infirmier ou l'infirmière peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la collaboration d'aides-soignants (…) qu'il encadre et dans les limites de la
    qualification reconnue à ces derniers du fait de leur formation. Cette collaboration peut s'inscrire dans le cadre des protocoles de soins infirmiers mentionnés à l'article R. 4311-3. »</em>
    ;<br>
    <br>
    * aux termes de l'article R. 4311-5 du même code : <em>« Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier ou l'infirmière accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les
    risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et comprenant son information et celle de son entourage : (…) 4° Aide à la prise des médicaments présentés
    sous forme non injectable ; 5° Vérification de leur prise ; 6° Surveillance de leurs effets et éducation du patient ; (…) » ;</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Selon la Cour d’Appel de Bordeaux, l'ordre donné aux aides-soignants du centre hospitalier de procéder à la distribution des médicaments n'était pas manifestement illégal <b>dès lors que l'aide
    apportée aux patients empêchés temporairement ou durablement d'accomplir les gestes nécessaires pour prendre les médicaments qui leur ont été prescrits constitue l'une des modalités de soutien
    qu'appellent, en raison de leur état, certains malades pour les actes de la vie courante et relève donc en application des dispositions précitées du rôle de l'aide soignant</b>. La Cour souligne
    que la circonstance que M. X n'ait pas reçu de formation sur la pharmacologie est, à la supposée établie, sans influence sur la légalité de la décision de suspension dès lors qu'il ressort des
    pièces du dossier que celui-ci a refusé toute forme de participation à la simple distribution de médicaments. Dernière précision des juges&nbsp;: <em>«&nbsp;Ce refus, qui est à l'origine de
    dysfonctionnements du service et qui met en jeu la sécurité des patients, constitue un manquement grave à ses obligations professionnelles&nbsp;».</em>
  </p>
  <p>
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-size: 12pt;">COMMENTAIRES</span></b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La circulaire DGS/PS3/DAS n° 99-320 du 4 juin 1999 relative à la distribution de médicaments, prise en application d’un avis du Conseil d’Etat du 9 mars 1999, a conclu que <em>«la distribution de
    médicaments dûment prescrits à des personnes empêchées temporairement ou durablement d’accomplir ce geste peut être assurée non seulement par l’infirmier, mais par toute personne chargée de
    l’aide aux actes de la vie courante, suffisamment informée des doses prescrites aux patients concernés et du moment de leur prise ».</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'article R 4311-4 du Code de la Santé Publique (issu du décret infirmier du 11 février 2002) dispose que : <em>« Lorsque les actes accomplis et les soins dispensés relevant de son rôle propre
    sont dispensés dans un établissement ou un service à domicile à caractère sanitaire, social ou médico-social, l’infirmier (…) peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la collaboration
    d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture ou d’aides médico-psychologiques qu’il encadre et dans les limites de la qualification reconnue à ces derniers du fait de leur formation.»</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il ressort de ces textes que l’aide soignant peut assurer la distribution de médicaments lorsque celle-ci peut s’analyser en une aide dans les actes de la vie courante. Dans une même structure
    hospitalière, <strong>la distinction devra être opérée entre les malades qui peuvent prendre eux-mêmes leurs médicaments</strong> – dans ce cas, l’aide soignant n’a pas à assurer la distribution
    des médicaments et la responsabilité de la surveillance tant de la prise que des éventuels effets secondaires relève du rôle exclusif de l’infirmière – <strong>et les malades qui ne peuvent
    accomplir ce geste</strong>, l’aide soignant pouvant aider à la prise du médicament, la surveillance des effets secondaires demeurant cependant sous la seule responsabilité de l’infirmière.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 17 Sep 2009 09:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f3d5e98b41a3eb7e2d67e71fa4e2d2e4</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-35646914-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Perte du dossier médical : quid de la réparation ?]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-35671353.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img class="GcheTexte" height="67" src="http://idata.over-blog.com/1/18/02/12/Balance.jpg" width="100"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En 2007, Mme X
    poursuit le Centre Hospitalier de Bordeaux devant le Tribunal Administratif en réparation d’un préjudice qu’elle aurait subi suite à la perte du dossier médical de sa mère. Elle réclame la somme
    de 15&nbsp;000€. En première instance le TA rejette sa demande. Mme Isabelle X. interjette appel de la décision. La Cour d’Appel souligne que Mme X a demandé, en 2005, communication du dossier
    médical de sa mère, décédée en 1991 …. Le centre hospitalier l’avait alors informé que les recherches entreprises dans les archives n'avaient pas permis de retrouver le dossier. Mme X. soutient
    que ce décès est survenu dans des circonstances de nature à susciter le doute, et invoque la nécessité d'obtenir des précisions sur les causes de la maladie, le traitement et les circonstances du
    décès de sa mère. Mais elle ne fait état d'aucun trouble personnel pouvant expliquer le retard de 14 ans avec lequel elle a demandé à consulter le dossier médical de la défunte. En faisant encore
    valoir qu'en sa qualité de psychologue spécialisée dans l'analyse de l'histoire familiale, elle a démontré la nécessité de connaître les circonstances des décès familiaux pour permettre aux
    descendants d'accomplir leur travail de deuil de sorte que, « par respect pour ses patients », elle doit élucider les détails de la mort de sa mère, elle ne justifie pas non plus de l'atteinte à
    sa réputation ou à sa notoriété que lui causerait l'impossibilité de consulter le dossier médical en litige … plus de 14 ans après les faits. Ainsi l'existence d'un préjudice moral réparable
    n'est pas établie. Sa requête est donc rejetée par la Cour d’Appel.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong><em>Arrêt rendu par la Cour administrative d'appel de Bordeaux le 14 novembre 2008.</em></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Sep 2009 12:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9cca60d2e81e7acb7f96f5f8ac3e43ea</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-35671353-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hospitalisation sur demande d’un tiers: le non respect des droits du patient est sans incidence sur la légalité de la décision d’hospitalisation]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-32020639.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    <img width="100" src="http://idata.over-blog.com/1/18/02/12//Balance.jpg" height="67" class="GcheTexte"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Dans un arrêt en date du 31 décembre
    2008, la Cour Administrative d’Appel de Paris précise que le défaut d’information du patient sur sa situation juridique et ses droits ne saurait remettre en cause la légalité d’une décision
    d’hospitalisation sur demande d’un tiers.<br></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Les faits</span></b> </span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mme X est admise en pré-hospitalisation au centre <span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">au centre psychiatrique d'orientation et d'accueil de l'hôpital de S., après avoir été vue par un médecin qui avait
    préconisé une hospitalisation sur demande d'un tiers. Elle y a été reçue par un médecin psychiatre qui, après un entretien, l'a orientée vers le centre hospitalier d’E., où elle a été admise le
    11 juillet 2005, sous le régime de l’hospitalisation sur demande d’un tiers. Mme X demande l’annulation de cette décision. Elle souligne d’une part que la décision n’a pas été motivée et d’autre
    part qu’elle n’a pas été informée, ni&nbsp;lors de son admission, ni pendant son hospitalisation, de sa situation juridique et de ses droits.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Mme X s’appuie sur les
    dispositions de l’article L. 3211.3 du code de la santé publique, l’article 5 de la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article 9 du pacte international
    relatifs aux droits civils et politiques.</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Examens des moyens mis en avant par Mme X. pour contester la décision d’hospitalisation</span></span></b> <span style=
    "font-size: 12pt;"><br></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    - L’article L. 3211.3 du code de la santé publique</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Cet article
    précise&nbsp;que lorsqu'une personne atteinte de troubles mentaux est hospitalisée sans son consentement (…) les restrictions à l'exercice de ses libertés individuelles doivent être limitées à
    celles nécessitées par son état de santé et la mise en oeuvre de son traitement. En toutes circonstances, la dignité de la personne hospitalisée doit être respectée et sa réinsertion recherchée.
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Elle doit être informée dès l'admission et par la suite, à sa demande, de sa situation juridique et de ses droits.</b> Elle dispose ainsi notamment du
    droit de&nbsp;:</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    * communiquer avec les autorités</span></b> <span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">mentionnées à l'article L. 3222-4, à savoir le haut commissaire de
    la république ou son représentant, le président du tribunal de première instance ou son délégué, le maire de commune ou son représentant, le procureur de la république dans le ressort duquel est
    situé l’établissement&nbsp;;</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">* saisir la commission</span></b> <span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">prévue à l'article L. 3222-5. Il s’agit de la</span> commission <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">des
    hospitalisations psychiatriques</b>, chargée d'examiner la situation des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux au regard du respect des libertés individuelles et de la dignité des
    personnes.<br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">* prendre conseil d'un médecin ou d'un avocat de son choix</span></b> <span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ces droits peuvent être
    exercés à leur demande par les personnes susceptibles d'agir dans l'intérêt du malade.</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    - L’article 5 de la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article 9 du pacte international relatif aux droits civiques et
    politiques.</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-layout-grid-align: none;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Cet article 5 pose le
    principe pour tous du droit à la liberté, sauf dans certaines situations, au titre desquelles figure notamment la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">«&nbsp;détention régulière d’un
    aliéné».</em> L’alinéa 4 précise que <em style="mso-bidi-font-style: normal;">«&nbsp;</em></span><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Toute personne privée de sa liberté par détention a le
    droit d’introduire un recours devant un tribunal, afin qu’il statue à bref délai sur la légalité de sa détention et ordonne sa libération si la détention est illégale».</em> Cette même
    formulation est reprise par l’article 9 du pacte international relatif aux droits civiques et politiques.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;<br></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">A
    PARTE</span></em></b></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Soulignons que cet article 5 fait principalement référence aux personnes faisant l’objet de procédures judiciaires. Mais y
    sont également visées les personnes susceptibles de propager une maladie contagieuse, les aliénés, les alcooliques, les toxicomanes, les vagabonds. L’amalgame entre des personnes relevant d’une
    prise en charge médicale, des personnes sans domicile fixe, des détenus condamnés, des personnes en garde à vue ou en détention provisoire, est, à mon sens, absolument inacceptable, tout comme
    l’utilisation du terme «&nbsp;d’aliéné&nbsp;» qui renvoie à une image dépassée et dévalorisante de la maladie mentale et de la psychiatrie.</span></em></b><br></span></span> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Les conditions d’hospitalisation sur demande d’un tiers</span></span></b> </span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Conformément aux
    dispositions de l’article L. 3212.1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être hospitalisée sans son consentement sur demande d’un tiers que
    si&nbsp;:</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    - Ses troubles rendent impossible son consentement,</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">- Son état impose des soins immédiats assortis d’une surveillance constante en milieu hospitalier,</span><br></span></span>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">- La demande
    d’hospitalisation est accompagnée&nbsp;:</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">* D’une demande écrite, manuscrite, d’un tiers</span></em><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">, à savoir un membre de la famille du patient ou toute personne susceptible d’agir dans l’intérêt de
    celui-ci</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">* De deux certificats médicaux circonstanciés, datant de moins de 15 jours,</span></em> <span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">établis par des praticiens qui ne peuvent en aucun cas être parents ou alliés de la personne hospitalisée, du tiers
    demandant l’hospitalisation ou des directeurs d’établissements habilités à soigner les personnes atteintes de troubles mentaux</span><br></span></span> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Le premier certificat doit être rédigé par
    un praticien n’exerçant pas dans les établissements accueillant le patient&nbsp;: ce certificat constate l’état mental de la personne à soigner, indique les particularités de sa maladie et la
    nécessité de la faire hospitalisé sans son consentement</span><br></span></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Le second certificat doit confirmer le
    premier et peut être établi par un médecin exerçant dans l’établissement accueillant le malade. Soulignons ici l’utilisation du mot «&nbsp;peut&nbsp;», qui induit que ce second certificat peut
    parfaitement être rédigé par n’importe quel praticien.<br></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">La décision de la Cour D’Appel Administrative de Paris</span></span></b> </span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La CAA précise que les
    obligations du directeur de l’établissement accueillant une personne hospitalisée à la demande d’un tiers se limite à vérifier la présence au dossier des documents énumérés ci-dessus. Il n’a, en
    aucun cas, à motiver<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> l’hospitalisation. La plaignante ne peut donc, sur la seule base d’un défaut d’information sur sa situation juridique et ses
    droits, demander au juge administratif d’annuler une décision prise en toute régularité. Sa requête est donc rejetée.</span><br></span></span> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Pour conclure</span></span></b> </span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Relevons que la CAA, dans
    ses attendus, souligne que <em style="mso-bidi-font-style: normal;">«&nbsp;le défaut d'accomplissement de l'obligation d'information (…) est susceptible d'ouvrir droit, le cas échéant, à
    indemnisation devant le juge judiciaire&nbsp;».</em> Dès lors, si la requérante peut prouver l’existence d’une faute (le défaut d’information), démontrer la réalité du préjudice subi (préjudice
    moral par exemple) et établir le lien de causalité entre la faute et le préjudice, elle pourrait obtenir réparation (dommages et intérêts) devant les tribunaux civils. L’obligation d’information
    incombe à la structure hospitalière. Il lui appartiendrait donc de prouver que l’information a bien été délivrée, soit au moment de l’admission, soit en cours d’hospitalisation, à la personne
    elle-même si elle était en état de recevoir l’information ou à ses proches si tel n’était pas le cas. Si, en droit français, la preuve peut être rapportée par tous moyens (témoignages) l’écrit
    aura valeur de preuve parfaite (même si une telle mention peut être contestée par une action pour inscription de faux), dès lors qu’elle obéira aux règles de rédaction suivantes&nbsp;: date,
    signature, identification et qualification de la personne ayant délivré l’information, description du contenu de l’information transmise.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Nous rappellerons donc l’indispensable nécessité de tracer dans le dossier du patient toute information qui doit lui être
    délivrée conformément à la législation en vigueur.</span></b></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 May 2009 17:01:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">452887b8449951b86292bbf0ec7b72a5</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-32020639-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Compétence exclusive du médecin en matière de rédaction des documents médicaux]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-27992891.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <b><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #008000;"><img width="100" src="http://idata.over-blog.com/1/18/02/12/Balance.jpg" height="67" class="GcheTexte"><span style="font-size: 12pt;">Commentaire de l'arrêt de la Cour d'Appel
    Administrative de Versailles du 3 décembre 2007</span></span><br>
    <br>
    <span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;">Les faits</span></span></span></span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    Le Directeur d’une maison de retraite licencie le Dr Y</span> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">lui reprochant de faire rédiger, depuis plusieurs années, les
    renouvellements de prescriptions médicales à l'attention des résidents de l'établissement par le personnel infirmier, en violation notamment de l'article 76 du code de déontologie médicale, même
    s'il signait ensuite ces prescriptions, et d'avoir persisté dans ce comportement malgré les avertissements qui lui ont été adressés.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le Dr Y demande l’annulation de la
    décision de licenciement, sa réintégration ou a défaut la condamnation de la Maison de Retraite à lui verser des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi de cette décision. Le
    Tribunal Administratif le déboute de sa requête en première instance. Le Dr Y. fait appel.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;">
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="text-decoration: underline;"><b><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #008000;"><span style="font-size: 12pt;">Les arguments du Dr Y.</span></span></span></span></b></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;">
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le Dr Y soutient que l’employeur a fait
    une lecture erronée de l’article 76 du code de déontologie, en confondant la prescription et l’acte matériel d’écriture de l’ordonnance. Il soutient que cette opération aurait pu être déléguée
    par une secrétaire médicale. Il avance par ailleurs que l’article 76 du code de déontologie médicale n’impose pas au médecin de rédiger, de manière manuscrite, le corps du document médical, que
    seule la signature du médecin doit être manuscrite et qu’en l’espèce il signait bien toutes les ordonnances.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Il met en avant, par ailleurs, que cette
    pratique était connue depuis des années, qu’il n’y a jamais eu un seul incident consécutif à cette pratique. Il considère donc le licenciement comme abusif.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <b><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <b><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><span style="font-size: 12pt;">La décision de la CAA</span></span></span></span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <b><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <b><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;">La Cour
    rappelle&nbsp;:</span></span></b><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">- aux termes de
    l’article 76 du code de déontologie médicale en vigueur à la date de la décision attaquée&nbsp;:</span></b> <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">«&nbsp;l'exercice de la médecine comporte normalement
    l'établissement par le médecin, conformément aux constatations médicales qu'il est en mesure de faire, des certificats, attestations et documents dont la production est prescrite par les textes
    législatifs et réglementaires. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Tout certificat, ordonnance, attestation ou document délivré par un médecin doit être rédigé lisiblement en langue
    française et daté, permettre l'identification du praticien dont il émane et être signé par lui.</b> Le médecin peut en remettre une traduction au patient dans la langue de celui-ci
    »</span></em></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;">- aux <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">termes de l'article 6 du décret n°2002-194 du 11 février 2002</b> applicable au moment des faits : <em style="mso-bidi-font-style: normal;">«Outre les actes et
    activités visés aux articles 11 et 12, l'infirmier est habilité à pratiquer les actes suivants soit en application</em> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">d'une prescription médicale qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d'un protocole écrit, qualitatif et
    quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin :</em></b> <em style="mso-bidi-font-style: normal;">(…) Administration des médicaments (…) »</em></span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    - aux termes de l'article 29 du décret n° 93-221 du 16 février 1993</span></b> <span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">relatif aux règles professionnelles des infirmiers et infirmières «
    déontologie » également applicable à la date de la décision attaquée : <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">« L'infirmier ou l'infirmière applique et
    respecte la prescription médicale écrite, datée et signée par le médecin prescripteur</em></b> (…).</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <b><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    Il ressort que&nbsp;:</span></span></b><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><br>
    - le Dr</span> <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Y. a enjoint au personnel infirmier de
    rédiger des projets de renouvellement de prescriptions médicales destinées aux résidents de la maison de retraite avant de les signer après les avoir éventuellement corrigés; qu'il a ainsi
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">méconnu les dispositions</em></b> précitées du décret n° 2002-194 du 11 février 2002 et n° 93-221 du 16 février
    1993 dont il résulte qu'il <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">n'entre pas dans les compétences des infirmiers et infirmières de rédiger des projets
    d'ordonnances portant renouvellement de prescriptions, quand bien même seraient-elles ultérieurement signées par un médecin;<br></em></b></span></span><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    - qu'en dépit de multiples rappels à l'ordre sur ce point, émanant tant de la direction de l'établissement que du médecin inspecteur de la direction départementale des affaires sanitaires et
    sociales, le <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Dr Y. a refusé de modifier son comportement,<br></em></b></span></span><b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    - qu’il s’agissait d’une faute grave justifiant un licenciement.</span></span></em></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;">Dès lors, la <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La CAA rejette les conclusions du Dr Y. et confirme la décision du TA qui a rejeté ses
    conclusions tendant à l’annulation de la décision de licenciement.</b></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 12pt;">COMMENTAIRES</span></span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;">Si la Cour d’Appel
    Administrative rappelle expressément que tout document délivré par un médecin doit permettre l’identification du praticien dont il émane et être signé par lui, elle n’indique nullement que cette
    signature doit être manuscrite. Un positionnement qui se comprend à l’heure de l’informatisation du dossier médical et de la validation de la signature électronique comme preuve écrite (sur ce
    sujet nous vous renvoyons à la lecture de notre article <em style="mso-bidi-font-style: normal;">«&nbsp;Documents médicaux&nbsp;: signature manuscrite ou signature
    électronique&nbsp;»).</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;">Ce que la Cour d'Appel
    Administrative condamne ici c’est le fait pour le praticien d’avoir fait rédiger par des infirmières des projets de prescriptions médicales, alors que de tels actes n’entrent manifestement pas
    dans leurs compétences … pas plus d’ailleurs que dans celles d’une secrétaire médicale, comme le soutenait le Dr Y. Cette dernière ne peut en effet élaborer, sur sa seule initiative, un projet de
    documents médicaux. Sa fonction, en la matière, se résume à reproduire, à partir d’éléments écrits (notes) ou sonores (cassettes), les informations transmises par le praticien.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 16 Apr 2009 14:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d0cad826cdcfedc8dedf99b25245205e</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-27992891-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Transfusion et responsabilité]]></title>
        <link>http://www.formationsantedroit.org/article-20944685.html</link>        <description><![CDATA[<p class="paragraphstyle" style="margin: auto 0cm;">
    <span style="color: #333399;"><strong><span style="font-size: small;"><img width="100" src="http://idata.over-blog.com/1/18/02/12/Balance.jpg" height="67" class="GcheTexte"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Accident résultant de la transfusion de produits sanguins incompatibles avec le sang du malade : responsabilités des
    acteurs du sysème de santé. Analyse d'une décision du Tribunal des Conflits du 14 février 2000</span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p class="hitperso2" style="margin: auto 0cm;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008000;">Chronologie des faits</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">• L</span></span><span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">e</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">2 janvier</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">1984,&nbsp;</span></span>
    <span class="style3"><span style="color: #000000;">M. R est</span> <span style="color: #000000;">admis</span> <span style="color: #000000;">dans une clinique de traumatologie</span></span>
    <span class="style5"><span style="color: #000000;">et d'</span></span><span class="style3"><span style="color: #000000;">orthopédie</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">en vue de la pose d'une</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">prothèse totale de la hanche droite</span></span><span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">.</span></span></span></span><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">• L</span></span><span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">e</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">3 janvier</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">1984 au</span></span> <span class=
    "style3"><span style="color: #000000;">matin</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">il fait l’objet d'un</span></span> <span class="style3"><span style=
    "color: #000000;">prélèvement sanguin</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">effectué par une infirmière de cet établissement privé qui est</span></span> <span class=
    "style3"><span style="color: #000000;">transmis sans délai au Centre régional de transfusion sanguine</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">et d'hématologie dépendant
    du Centre hospitalier régional de N., à charge pour le Centre de transfusion de</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">procéder au groupage du sang du
    patient.</span></span></span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">Cette opération effectuée le jour même dans</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">l'après-midi</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">fait apparaître que M. R appartient au</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">groupe 0 rhésus positif.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">Le</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">résultat du groupage n'est pas dactylographié au moment où il est connu, vers 17
    heures.&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">Lorsque le préposé de la clinique se présente le</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">4 janvier 1984 peu après 6 heures</span></span> <span class=
    "style5"><span style="color: #000000;">au Centre de transfusion sanguine pour réclamer du sang correspondant au groupe sanguin de M. R,</span></span> <span class="style3"><span style=
    "color: #000000;">l'interne de garde au Centre&nbsp; intervertit les résultats de groupages</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">concernant ce dernier et un autre
    patient qui doit être opéré le même jour à la clinique traumatologique, de sorte qu'est établie par erreur une fiche de liaison de couleur verte correspondant au groupe A rhésus positif pour le
    sang destiné à M. R au lieu dune fiche de liaison de couleur rouge correspondant au groupe 0 rhésus positif.</span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: small;"><br></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span>
    <span class="style3"><span style="color: #000000;">Le&nbsp; Docteur G., anesthésiste à la clinique traumatologique</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">procède, vers 7
    heures et quart</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">et alors que l'opération doit débuter à 8 heures,</span></span> <span class="style3"><span style=
    "color: #000000;">à un unique test de compatibilité</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">d'une des quatre poches de sang livrées, avec le sang de l'opéré</span></span>
    <span class="style3"><span style="color: #000000;">sans que soit décelée l'erreur</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">qui a été commise par le Centre de transfusion
    sanguine.</span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">L'injection au cours de l'opération de produits sanguins
    incompatibles est à l'origine pour M. R. de graves complications dont il demande réparation.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><strong><span style="font-size: 14pt; color: #008000; font-family: Arial;"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 12pt;">Procédure</span></span></span></span></span></strong><strong><span style="color: #008000;"><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: small;"><br></span></span></span></strong><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Mr R. engage une action devant le Tribunal de Grande Instance pour faire condamner la Caisse Régionale d’Assurance
    Maladie dont dépend la clinique et le Dr G. Le tribunal déboute Mr R. au motif qu'aucun manquement aux règles de l'art médical ne peut être reproché à l'anesthésiste de la clinique et que
    «&nbsp;la cause directe et exclusive de l'accident doit être recherchée dans la faute de l'interne du Centre de transfusion sanguine&nbsp;». Ce jugement est confirmé par la Cour d’appel qui
    estime, en outre, qu'aucun manquement ne peut non plus être relevé à l'encontre de la clinique au titre du contrat d'hospitalisation, la liant à M. R. Le pourvoi formé contre cet arrêt est rejeté
    par la Cour de cassation.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">En parallèle à l’action devant les tribunaux civils, M. R a saisi le Tribunal Administratif. Ce dernier, tout
    en estimant que le Centre hospitalier régional dont relève le Centre de transfusion sanguine a commis une faute dans l'exécution de sa mission de service public en intervertissant les résultats
    de groupages en instance de dactylographie concernant M. R, a néanmoins limité la part de la responsabilité de l'établissement public au tiers du préjudice subi par la victime au motif que ce
    préjudice était, pour le surplus, imputable au fait que l'anesthésiste de la clinique traumatologique ne s'était pas pleinement assurée de la compatibilité du sang transfusé et de celui du
    patient alors qu'elle disposait du temps nécessaire pour procéder à un tel examen.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La cour administrative d'appel confirme la décision des premiers juges limitant à un tiers la responsabilité
    du Centre hospitalier régional. Cet arrêt n'a pas fait l'objet d'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Considérant que les demandes formées par M. R. devant la juridiction de l'ordre judiciaire et devant la
    juridiction de l'ordre administratif avaient le même objet et que les décisions définitives rendues par les deux ordres de juridiction sont fondées sur une appréciation divergente des
    circonstances de fait qui sont à l'origine du dommage dont l'intéressé est fondé à obtenir réparation.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Les décisions présentent une contrariété conduisant à un déni de justice. Dès lors, la requête de M. R. est
    recevable devant le Tribunal des conflits.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><strong><span style=
    "font-size: 14pt; color: #008000; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 12pt;">Décision du Tribunal des Conflits</span></span></span></span></span></strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: small;"><br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Les Centres de transfusion sanguine - aujourd'hui Etablissements Français du Sang - ont le monopole des
    opérations de collecte du sang et ont pour mission d'assurer le contrôle médical des prélèvements, le traitement, le conditionnement et la fourniture aux utilisateurs des produits sanguins. Dès
    lors,&nbsp; ces centres sont responsables, même en l'absence de faute, des conséquences dommageables de la mauvaise qualité de produits fournis.&nbsp; Cette responsabilité est de plus fort
    encourue lorsqu'une faute peut être relevée dans l'organisation ou le fonctionnement d'un Centre de transfusion sanguine dépendant d'un établissement public d'hospitalisation.<br>
    <br>
    Il résulte de l'instruction et notamment du rapport de l'expert que le défaut de transcription dactylographique des résultats du groupage du sang de M. R. et plus encore l'interversion des
    résultats des groupages concernant respectivement l'intéressé et un autre patient révèlent un défaut d'organisation et de fonctionnement qui est de nature à engager la responsabilité à l'égard de
    Mr R. du Centre hospitalier régional dont dépend Centre de transfusion sanguine.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Toutefois, il résulte également du même rapport d'expertise que le médecin anesthésiste qui avait reçu du
    Centre de transfusion sanguine quatre unités adultes de concentré globulaire, deux unités de plasma frais congelé, cinq filtres chauffants et quatre dispositifs destinés à vérifier la
    compatibilité des flacons transfusés, chaque flacon étant accompagné d'un carton «&nbsp;carte pour épreuve prétransfusionnelle&nbsp;» a procédé à un seul test de compatibilité à l'aide d'un des
    cartons tests, en dépit des mesures de précaution qui lui incombaient.&nbsp; Une circulaire ministérielle met l'accent sur la nécessité de la vérification prétransfusionnelle du groupe sanguin
    qui doit constituer «&nbsp;la phase ultime et indispensable du contrôle&nbsp;». L'anesthésiste disposait du temps nécessaire pour pratiquer un tel contrôle avant l'heure prévue pour l'opération.
    Dès lors, l'anesthésiste de la clinique a commis une faute qui est l'une des causes du préjudice dont Mr R. demande réparation.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le Tribunal des Conflits déclare le Centre hospitalier régional responsable des trois-quarts du dommage
    consécutif à l'accident survenu à M. R et le Docteur G. responsable de ce dommage à hauteur du quart.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #008000;"><span style="font-size: 12pt;">Montant du
    préjudice</span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #008000;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span></strong><span class="style5"><span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;">Pour évaluer le montant du préjudice subi par Mr R. le Tribunal des Conflits tient compte&nbsp;:</span></span></span></span></span></span><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br style="mso-special-character: line-break;"></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">des</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">pertes de revenus</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">pendant la période de
    trois ans au cours de laquelle il a été victime d'une incapacité temporaire faisant obstacle à l'exercice de sa profession de pharmacien</span></span></span></span><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">de la</span></span> <span class="style3"><span style=
    "color: #000000;">perte de revenus</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">consécutive à l'incapacité permanente partielle</span></span></span></span><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">du</span></span> <span class="style3"><span style=
    "color: #000000;">préjudice esthétique</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">résultant plus particulièrement d'une claudication</span></span></span></span><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">des</span></span> <span class="style3"><span style=
    "color: #000000;">douleurs physiques</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">très importantes occasionnées par les interventions rendues nécessaires à la suite de
    l'accident thérapeutique</span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">des</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">troubles dans les conditions d’existence</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">subis par l'intéressé</span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style4"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span class="style5"><span style=
    "color: #000000;">du</span></span> <span class="style3"><span style="color: #000000;">préjudice matériel</span></span> <span class="style5"><span style="color: #000000;">en rapport direct avec
    l'accident</span></span></span></span><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style5"><span style="color: #000000;">Après déduction de la créance de 475.642,32 F de la caisse
    primaire d'assurance-maladie (frais médicaux et pharmaceutiques consécutifs à l'accident thérapeutique et indemnités journalières versées à Mr R.),</span></span> <span class="style3"><span style=
    "color: #000000;">les droits de M. R. ont été fixés à 848.193F.</span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br>
    <br>
    <a href="http://www.setis-communication.com/www_adequams/adequams_formation_metiers_sante_formations_securite_transfusionnelle.htm"><span style="font-family: Arial;"><span style=
    "font-size: 10pt; color: #000080;"><em><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Formation "Contrôle ultime prétransfusionnel" par
    ADEQUAMS</span></span></strong></em></span></span></a><br>
    <br></span></span><strong><span style="font-size: 16pt; color: #333399; font-family: Arial;"><span style="font-size: 14pt; font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">COMMENTAIRES</span></span></span></span></span></strong><span style="font-size: 16pt;"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><strong><span style=
    "color: #008000; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Quant
    à la mise en cause de la responsabilité du Dr G., salarié d’un établissement privé</span></span></span></span></span></strong><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: small;"><br></span></span><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br style=
    "mso-special-character: line-break;"></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Au cours de la procédure devant le Tribunal des Conflits, le Dr G. a souligné que seule la responsabilité de
    l'établissement dont elle était la préposée pouvait être recherchée, et non la sienne propre.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il est exact qu’en vertu du contrat d'hospitalisation et de soins le liant au patient, un établissement de
    santé privé est responsable des fautes commises tant par lui-même que par ses substitués ou ses préposés qui ont causé un préjudice à ce patient.<br>
    Mais eu égard à l'indépendance professionnelle dont bénéfice le médecin dans l'exercice de son art qui est au nombre des principes généraux du droit, il est loisible au patient, indépendamment de
    l'action qu'il est en droit d'exercer sur un fondement contractuel à l'encontre de l'établissement privé de santé, de rechercher, sur le terrain délictuel, la responsabilité du praticien lorsque,
    dans la réalisation des actes médicaux, celui-ci a commis une faute. La faute étant caractérisée, l’argumentation du Dr G., fondée sur les principes régissant la responsabilité des commettants du
    fait de leurs préposés, ne peut être retenue.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><strong><span style=
    "font-size: 14pt; color: #008000; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 12pt;">Et la responsabilité de l’interne&nbsp;?</span></span></span></span></span></strong><span style="font-size: 14pt; color: #008000;"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><strong><em><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: small;"><br></span></span></em></strong></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><em><strong><span style="color: #000000;">Du&nbsp;
    paiement des dommages et intérêt</span></strong></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il peut sembler étonnant
    que la responsabilité de l’interne n’ait pas été évoquée dans cet arrêt. Tout à la fois étudiant et praticien en exercice, l’interne a qualité d’agent public. Or, l'établissement public
    hospitalier assume la responsabilité des fautes commises par tous ses agents, et donc, par conséquent des internes, dans l'exercice de leurs fonctions. En l’espèce, le Tribunal des Conflits a
    relevé que le Centre hospitalier régional dont relève le Centre de transfusion sanguine a commis une faute dans l'exécution de sa mission de service public&nbsp; en intervertissant les résultats
    de groupage (faute de l’interne) en attente d’être dactylographié (faute dans le fonctionnement du service). Dès lors, le paiement des dommages et intérêts pour le préjudice subit par Mr R.
    incombe bien en partie au Centre Hospitalier Régional.<br>
    <br>
    <strong><em>De la responsabilité disciplinaire</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Les internes encourent, pour les fautes commises dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs
    activités au titre des stages pratiques, des sanctions disciplinaires.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;"><a href=
    "http://www.setis-communication.com/www_adequams/adequams_formation_metiers_sante_formations_responsabilite_juridique_interne.htm"><strong><em><span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; color: #000080;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    Formation "Responsabilité juridique de l'interne" par ADEQUAMS</span></span></span></span></em></strong></a></span></span></em></strong><br>
    <br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #008000;">Quid de la responsabilité pénale&nbsp;de l’interne et du médecin
    ?</span></strong></span></span>
  </p>
  <p class="paragraphstyle6" style="margin: auto 0cm;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style8"><span style="color: #000000;">L</span></span><span class="style19"><span style=
    "color: #000000;">’affaire en question ne dit pas si le patient a, ou non, poursuivi le médecin de la clinique ou l’interne, devant les juridictions pénales.</span></span></span></span>
  </p>
  <p class="paragraphstyle6" style="margin: auto 0cm;">
    <em><strong><span style="color: #000000; font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Pouvait-il le faire ?</span></span></span></span></span></span></strong></em><span style=
    "color: #000000; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span></span>
  </p>
  <p class="paragraphstyle6" style="margin: auto 0cm; text-align: justify;">
    <span class="style19"><span style="color: #000000; font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le droit pénal est dominé par le principe de légalité&nbsp;: il ne peut y avoir de poursuites dans ce domaine que sur le
    fondement d’un texte précis et non d’un principe général, comme cela est possible en matière civile ou disciplinaire.</span></span></span></span></span></span></span><span style=
    "color: #000000;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><span style="font-size: 12pt;"><span class="style19"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La responsabilité pénale, en matière médicale, est le
    plus souvent fondée soit sur un texte général incriminant l’homicide ou les blessures involontaires, soit sur un texte particulier&nbsp;(violation du secret professionnel, non assistance à
    personne en danger...).</span></span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span><span class="style19"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le médecin, comme l’interne, peut être poursuivi si par
    maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité imposée par la loi ou les règlements, il cause la mort à autrui ou si le patient est victime d’une
    incapacité totale de travail (ITT). En l’espèce, le tribunal des conflits fait allusion à une incapacité temporaire (IT) d’exercer l’activité de pharmacien, et à une incapacité permanente
    partielle (IPP).</span></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p class="paragraphstyle6" style="margin: auto 0cm;">
    <strong><span style="font-size: 14pt; color: #333399; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">ITT&nbsp;? IT&nbsp;? ITP&nbsp;? KESAKO ?</span></span></span></span></span></strong><span style=
    "color: #333399;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span></span>
  </p>
  <p class="paragraphstyle6" style="margin: auto 0cm; text-align: justify;">
    <span class="style8"><span style="color: #000000; font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L'incapacité temporaire est la période pendant laquelle la personne ne peut soit totalement (ITT), soit partiellement
    (ITP) exercer son activité professionnelle.</span></span></span></span></span></span></span><span style="color: #000000; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style=
    "font-size: small;"><br></span></span><span class="style8"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L’ITT, incapacité totale de travail personnel, (qu’il conviendrait donc de rebaptiser ITTP) ne correspond pas à un arrêt
    de travail mais au laps de temps pendant lequel la victime ne peut accomplir les actes de la vie personnelle : habillement, toilette, nourriture,
    déplacements...</span></span></span></span></span></span></span><br>
    <span style="color: #000000; font-family: Arial;"><span style="font-size: 12pt;"><span class="style8"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L’IPP (qui porte aujourd’hui le nom de déficit fonctionnel séquellaire) est définie comme la réduction du potentiel
    physique, psychologique, sensoriel ou intellectuel dont reste atteint la victime. Il se mesure après la consolidation, c'est à dire lorsque l'état de la victime est stabilisé, et que son
    préjudice peut être considéré comme définitif.</span></span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br style=
    "mso-special-character: line-break;"></span></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span class="style8"><span style=
    "color: #000000;">Des poursuites pénales ne peuvent se concevoir que s’il y a eu ITTP …ce que ne précise pas le jugement du Tribunal des Conflits.</span></span><br>
    <span class="style8"><span style="color: #000000;">Précisons, pour information, qu’en cas de blessure involontaire :</span></span><br>
    <span class="style21"><span style="color: #000000;">•</span></span> <span style="color: #000000;"><span class="style8">une ITTP supérieure à trois mois est un délit relevant du tribunal
    correctionnel (emprisonnement de deux ans et amende de 30000€)</span></span><br>
    <span class="style21"><span style="color: #000000;">•</span></span></span></span> <span style="color: #000000; font-family: Arial;"><span class="style8"><span style=
    "font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">une ITTP, inférieure ou égale à trois mois, voire nulle
    si il y a violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement, relève de la compétence du tribunal de
    police</span></span></span></span></span><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br></span></span></span><strong><span style=
    "font-size: 10pt; color: #333399; font-family: Arial;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br style=
    "mso-special-character: line-break;"></span></span></span></strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style=
    "color: #333399;">Qu’est-ce qu’un déni de justice&nbsp;?</span></strong></span></span> <span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial;"><span style="font-size: small;"><br style=
    "mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span></span><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #000000;"><span class="style19">Un déni de justice existe lorsqu'un demandeur est mis dans l'impossibilité d'obtenir une satisfaction à laquelle il a droit, par suite d'appréciations
    inconciliables entre elles portées par les juridictions de chaque ordre (judiciaire et administratif), soit sur des éléments de fait, soit en fonction d'affirmations juridiques
    contradictoires.</span></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 08:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e1df38a956afa377ff09a85bb0e86c19</guid>
                <category>Jurisprudences</category>        <comments>http://www.formationsantedroit.org/article-20944685-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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